Chers amis,
Je me présente à vous comme candidat aux élections législatives dans la continuité de l’idée maîtresse de Marine Le Pen, la sauvegarde de notre civilisation.

Ce chef d’œuvre commun, constitué sur le temps long, repose sur deux principes fondateurs, l’identité et la souveraineté.

Notre identité française, être charnellement de France, c’est plonger de profonde racines dans le sol pour y trouver les nutriments de notre croissance. Un peuple, une patrie, une histoire, une pensée, des arts, une spiritualité.

Notre souveraineté, c’est notre pleine liberté d’être nous-mêmes, de nous gouverner nous-mêmes, comme n’importe quel autre peuple. Pour être libre, il nous faut maîtriser les objets de la souveraineté : La défense, les lois, la monnaie, le budget, les frontières.

Comme deux jambes servant à courir et bondir, l’une ne va pas sans l’autre. En revanche il nous faut connaitre notre pied d’appel pour le saut qui nous propulsera dans l’avenir, celui de nos enfants.

Faut-il être libre pour savoir qui nous sommes ou faut-il savoir qui nous sommes pour être libre ?

L’élection présidentielle nous donne le cap : J’en suis désormais persuadé, il nous faut nous connaitre nous-mêmes avant d’aspirer à la liberté. Comme dans un mariage, le corps social préexiste au contrat social.

Les Français, bousculés dans leur être propre par l’idéologie libérale, politique, économique et morale naviguent seuls comme autant d’agents économiques que plus rien ne relie.

Partagés entre le profond désir de réciprocité, de don, de solidarité ou le confort qu’offrent les licences libérales de ne s’occuper que de soi, nous voilà écartelés et désœuvrés. Dans cet état, nous sommes infiniment vulnérables, en proie au plus fort. Il nous gouverne désormais.

Dans l’excellent film ‘Into the wilde’, le héros, à la recherche éperdu de liberté s’aperçoit, trop tard, qu’il n’y a d’amour que partagé.

Le seul bouclier au libéralisme, c’est cet amour gratuit que nous nous portons, d’abord dans nos familles, puis dans nos ‘famille de familles’ que constitue la nation. Empiriquement, la nation constitue l’échelon optimum de partage.

Naturellement, cela n’empêche en rien l’amitié et l’échange entre les peuples, mais force est de constater que la solidarité s’exerce prioritairement aux seins des nations. Le Lyonnais partage volontiers avec le Creusois mais l’Allemagne ne partage pas avec la Grèce !

Sans l’idolâtrer, la nation constitue notre bien matériel le plus précieux, pour ne pas la perdre, retrouvons d’abord nos vertus.

La France s’est construite sur les ruines de l’Empire Romain, d’évêchés en évêchés, d’abbayes en abbayes, de villes en villages. Nous sommes les héritiers d’Athènes et de Rome, les enfants du Christianisme.

Face à l’idéologie libérale et à son corollaire, le fondamentalisme islamiste, la réponse se trouve dans les tréfonds de nos âmes. Nous avons oublié nos espérances communes, elles sont camouflées dans notre subconscient collectif.

‘L’espérance est un risque à courir’ disait Georges Bernanos, osons la !

Stanislas Chavelet