Quelques mois après une élection présidentielle « imperdables » (Cf. les media de l’époque) pour la « droite », Laurent WAUQUIEZ a été élu ce dimanche président du parti Les Républicains. A vaincre sans risque on triomphe sans gloire serait-on tenté d’ajouter.

Laurent WAUQUIEZ a fait une campagne résolument ancrée à « droite », se payant de mots comme d’autres se payent d’illusions, enrôlant pour sa cause personnelle les « valeurs », « l’identité », « la tradition »… lui, l’héritier politique du centriste européiste Jacques BARROT.

A peine élu, il recherche déjà des compromis avec un centre qui l’abandonne, Jean-Christophe LAGARDE annonçant ce vendredi qu’en cas de victoire de WAUQUIEZ, l’UDI reprendrait sa liberté d’action. Et des LR de plus en plus nombreux qui lorgnent du côté de MACRON. Laurent WAUQUIEZ va devoir trahir ses électeurs pour éviter l’explosion de son camp. Il y a décidément des victoires qui ont un avant-goût de défaite, comme un champagne qui aurait perdu ses bulles.

L’autre question qui se pose à nous, habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes, c’est celle de la disponibilité d’un homme que l’on voit de moins en moins à la Région, sauf pour les grand’messes copieusement médiatisées, et qui n’a même pas jugé utile de présider de bout en bout les deux dernières Assemblées plénières, celle consacrée aux Orientations budgétaires, puis celle consacrée au Budget ! Ni plus, ni moins…

Les habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes devront-ils se contenter d’un président à temps partiel, plus accaparé par les équilibres internes au sein de la droite et du centre que par les grands dossiers régionaux ? M. WAUQUIEZ n’a pas d’autre choix aujourd’hui que de démissionner de la présidence de la Région.


Christophe Boudot

Président du groupe Front National