Chères amies, chers amis,

L’agriculture telle que nous la connaissions est en danger. Et pour quel profit ? Certainement pas celui de votre santé ni pour celui des petits exploitants qui sont de plus en plus nombreux à ne voir comme seule porte de sortie que le suicide !

Parlons par exemple des aides européennes. Sur le papier que de beaux discours ! Compétitivité et environnement. Prenez deux secondes pour prendre posément le problème : les deux vous paraissent-ils compatibles ? Un bien vraiment respectueux de l’environnement peut-il avoir le coût le plus bas ? Certainement pas.

La PAC favorise les grosses exploitations, celles qui ne s’occupent en rien du bien-être animal ou de l’environnement. Il suffit de constater la réalité, l’aide se fait à l’hectare… Nul besoin d’être mathématicien ou économiste pour comprendre.

L’union européenne coûte à la France entre 7 et 9 milliards d’euros ! Pourquoi cette fourchette ? Car tous ne sont pas d’accord sur les calculs. (Cherchons donc l’erreur car les dépenses sont pourtant des éléments concrets – logiquement – ).

Or l’aide à nos agriculteurs ne concerne surtout que les gros exploitants et il s’agit tout simplement de notre argent (puisque nous ne retrouvons même pas la totalité de nos versements à l’UE).

Les fermes familiales doivent résister. Mais il s’agit du combat de David contre Goliath. Il faut savoir que l’accaparement de nos terres par des investisseurs étrangers est aujourd’hui monnaie courante. Saviez-vous que de 2000 à 2012 les espaces naturels (et surtout cultivables) se sont vus amputés de 40000 à 90000 hectares ? Imaginez, l’équivalent d’un stade de football disparaît toutes les secondes…

Préservons notre agriculture ! Les solutions existent : les circuits courts, privilégier les fermes familiales, manger bio.

De plus en plus d’enseignes indiquent la provenance locale des produits. Sans oublier les marchés… Il faut conserver les particularismes. Ne cédons pas à la banalisation et l’harmonisation des produits ! Encourageons les petits producteurs !

Non seulement les produits sont plus sains mais aussi plus respectueux de l’environnement. N’oublions pas que les circuits courts réduisent considérablement les transports.

Il existe donc des solutions. Nos modes de consommation impliquent plus que nous pourrions le croire. La survie de notre agriculture est en jeu !

L’UE veut la destruction du régional, des petites exploitations, la généralisation des OGM sans se soucier des dérives (pesticides, engrais chimiques, pollution des eaux).

Réagissons en changeant nos habitudes et en privilégiant les solutions bénéfiques pour notre beau pays et pour le bien commun !

« Quand la nature aura passé, l’homme la suivra. » (Roger Heim)

Sylwia Powarunas